Aux abords de la cathédrale de Meaux se croisent quatre hommes et une femme. Au fil de leurs rencontres, lors d’une messe de minuit ou de l’enterrement d’un anonyme par le collectif des Morts de la rue, ils se lient d’amitié, s’aiment, prennent le temps de parler, interrogeant religion et politique, foi et engagement militant. Livre de dialogue, de paroles, ce roman pousse le lecteur à la réflexion.
Sans jamais imposer ses idées mais plutôt en ouvrant le débat, Valère Staraselski offre avec poésie et une précision des mots remarquable un roman engagé. Au fil des pages, il retisse le lien intime, entre fraternité chrétienne et un certain idéal communiste. Deux vieux frères ennemis qu’il réconcilie, comme ses personnages si différents mais qui pourtant se parlent et se comprennent. Car l’auteur connaît le pouvoir des mots. Et il s’en sert à merveille.