Romancier et essayiste, auteur notamment de “Le Parlement des cigognes” qui a obtenu le prix Licra littérature 2018, Valère Staraselski a été (comme beaucoup d’entre nous, croyants ou pas) ému par l’incendie de Notre Dame de Paris. Cette catastrophe lui a inspiré le roman “Les Passagers de la cathédrale”, qui a été récemment édité au Cherche Midi.
Auparavant, il avait eu un article paru dans les journaux “L’Humanité” et “La Croix” ; il y écrivait notamment : « ... Sans doute que, dans ces instants durant lesquels a eu lieu ce qu’il faut bien nommer un partage fraternel, une communion, devant le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame, communion qui perdure, pouvons-nous constater, dans notre société atomisée par la recherche mortifère de l’avoir, le besoin irrépressible et redoublé d’être ensemble autrement... »
Son roman “Les Passagers de la cathédrale” ne se déroule pas dans l’édifice religieux parisien mais dans la cathédrale de Meaux. C’est là que se croisent quatre hommes (le jeune François, le vieil homme cultivé François, l’Iranien Darius et le paroissien Thierry dit Chéri-Bibi) et une femme (Katiuscia, bénévole du Collectif des Morts de la rue). Ils sont réunis pour donner des obsèques décentes à un SDF. Ils se lient d’amitié et prennent le temps de parler, d’interroger religion et politique, foi et engagement militant.
Avec l’humanisme qu’on lui connaît, Valère Staraselski, à travers ses personnages, dénonce les erreurs qui ont été commises par les chrétiens, les communistes, les colonisateurs violents, les extrémistes qui ont commis l’attentat de "Charlie Hebdo”, les dictateurs et tous ceux qui font du tort à notre humanité. Dans son roman, il appelle à la tolérance, au dialogue constructif et pacifique. Il estime que « les êtres humains ne vivent pas uniquement de pain et de jeux et que l’aspiration au sacré leur est consubstantielle. » Il en fournit de nombreuses preuves dans son roman.