Dans la veine de ses précédents romans, Valère Staraselski explorent les liens qui unissent les hommes et s’appuie sur la réalité sociale de son temps.
"Tous les croyants sont unis et mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire.
Chaque jour, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons,
avec joie et un coeur simple." Tel est l’un des Actes des apôtres auquel se réfèrent les communistes chrétiens, et que nous avons choisi pour présenter Les passagers de la cathédrale , nouveau roman de Staraselski, biographe d’Aragon, historien de la Fête de l’Humanité, lauréat 2018 du prix de la Licra, et militant communiste,
opposé aux abus de tous les partis extrémistes, et à leur lassante méthode de « conflictualisation » permanente.
Nous sommes en 2017, deux ans avant l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, déclencheur de cette prodigieuse fiction. Le décor : la ville de Meaux, et sa cathédrale, que le titre du roman semble avoir transformée en
une embarcation, sur le pont de laquelle quatre passagers se rencontrent, et affrontent les flots des événements : une jeune femme, fascinée par La Semaine sainte d’Aragon, qui détaille le cheminement d’un artiste en proie
aux tourmentes de l’Histoire et à l’éveil de conscience, tant politique que morale. Un vieux professeur communiste. Un gardien de musée. Un réfugié iranien, chargé d’une mission humanitaire. Un roman immensément documenté, qui nous rappelle le bon vieux temps de la littérature érudite. Un beau cri, surtout, d’optimisme fraternitaire.