
...Ainsi hanté, le récit, construit par vagues successives, prélève à pleines brassées dans l’enfance les étapes du supplice, de la solitude, de la honte, reconstituant les fondations saignantes de l’adulte. La quatrième de couverture évoque la nostalgie, la tendresse. Je ne vois pas. Ou alors (…)

Joseph Esperandieu s’apprête à partir en bus pour une semaine de vacances à Prague quand sa cousine lui annonce, sur son téléphone portable, la mort de sa mère, à elle, qui a élevé Joseph. Il n’ira pas à l’enterrement et part pour Prague. Ce voyage dans la nuit va être l’occasion d’une longue (…)

De tous temps, les Willy (les maltraitants) sont chose courante. Seule la forme employée change. Dans les années 60, les couches populaires sont majoritaires, aussi la violence s’exprime-t-elle de manière plus franche, j’allais dire presque de façon plus naturelle. Il y avait chez les gens, (…)

...La remontée vers les traumatismes, les douleurs, les acides d’une affection qui sera toujours refusée se fait justement au cours d’un déplacement, laborieux, frigorifiant, celui d’un grand pianiste qui prend étrangement cet "autocar" Paris-Prague, plutôt réservé, ordinairement, aux étudiants (…)

...Heureusement, les animaux veillent... Deux poissons rouges, un canari, le chat Nicky et surtout les lapins !...Mammifères végétariens à la fourrure si douce, auxquels le gosse prodigue des soins journaliers tout en leur causant ... Ces petites bêtes lui autorisent une complicité inattendue (…)

...Ce toqué d’Aragon dresse le portrait d’un pianiste qui, lors d’un voyage à Prague, se souvient de son enfance. Placé chez sa tante dans les années 1960, Joseph Esperandieu doit supporter les hivers rudes de Seine-et-Oise, la méchanceté de Sournoise, la tyrannie de Willy, sa teigne de cousin...

...Enfance d’humiliation et de fureur, où la bêtise crasse, voire la perversion, le disputent au dénuement et à la solitude, plaçant l’enfant "dans l’obligation de se battre le dos au mur". Un combat incessant au milieu de déchaînements de violence avec pour seuls havres de paix l’école de (…)

Le très beau livre de Valère Staraselski sorti en fin d’été est d’une grande sensibilité et parle d’un passé toujours vivant. L’auteur sera présent à la fête de l’Huma durant le week-end. Il est parfois intéressant de regarder les mutations actuelles à travers le prisme des mutations passées, (…)